Il y a un peu plus de 10 ans lorsque j'ai commencé à travailler sur le Net, j'étais souvent amené à faire de la pédagogie auprès de professionnels ou de particuliers qui considéraient ce nouvel outil comme une mode qui ne durerait pas, une menace sociale, un gadget, et j'en passe.
25 ans après l'invention du web et 7 ans après l'éclatement de la bulle Internet, alors que la moitié des français sont connectés et que le commerce électronique représente plus de 2,5 milliard d'euros uniquement sur le dernier trimestre je pensais naïvement que le temps de l'évangélisation état révolu : Avec la fin des excès des années 2000, Internet était enfin considéré pour ce qu'il est.
Que neni !
J'ai récemment participer à la création d'une boutique en ligne. Même pas une start up avec levées de fond et les babyfoot, juste une TPE comme il en existe tant.
J'ai commencé à me poser des questions quand j'ai vu la réaction de certaines banques : "Vous voulez vendre sur Internet ? Il y a trop de fraude ; il faudra nous laisser une caution de 10 000 € .... enfin si notre comité risque accepte votre dossier et puis le grand public n'achète pas encore en ligne ..." .... Ces propos aurait presque été risibles s'il n'avait pas émané de professionnel qui était censé savoir de quoi ils parlaient .... et si accessoirement ils n'avaient pas eu l'avenir de notre création d'entreprise entre leurs mains.
Nous avons quand même trouvé une banque pour qui des créateurs d'entreprises sur le net ne représentait pas un problème, mais juste un client.
La société créée, est venu le temps de trouver des fournisseurs. Mise à part les précautions légitimes que prennent les entreprises lorsque l'on est un nouveau client et en plus une entreprise en création les choses se sont globalement bien passées .... à une ou deux exceptions près ....
Le cas le plus intéressant, cliniquement parlant, est un fournisseur qui imposait de telles contraintes qu'il devenait absolument impossible de vendre ses produits ailleurs que sur son propre site, en voici un florilège :
- La boutique doit reprendre la charte graphique du fournisseur. Ca commence bien !
- Ses produits ne doivent pas figurer sur une page avec des produits d'autres marques
- Des produits concurrents ne doivent pas êtres vendus sur la boutique
- Interdiction de faire mention de ses produits dans des campagnes d'emailing. sic
Heureusement se type de "professionnel" est plutôt rare.
Curieusement nous avons eu assez peu de blocages de la part du grand public qui constitue notre clientèle ....
jeudi 25 octobre 2007
mercredi 17 octobre 2007
La Longue traine
Une des règles dominantes en matière de marketing (et de bien d'autre chose) étaient jusqu'au aujourd'hui était l'adaptation de la loi de Paretto : le fameux 20/80 ; 20 % des produits génèrent 80 % des revenus. Les vendeurs de biens de consommation devaient donc s'attacher à trouver les fameux 20 % de produits qui assureraient la pérennité de leur entreprise.Rédacteur en chef de Wired, Chris Anderson, nous propose dans "la longue traîne" une autre vision de l'économie. Sans remettre en cause le principe de la loi de Paretto, il démontre que les pourcentages (20% et 80%) ne sont plus vrais dans une économie numérique.
Si cette répartition 20/80 est vraie dans le commerce physique, c'est uniquement en raison des limitations de ce type de canal. La limitation la plus importante est la surface : un disquaire par exemple ne peut proposer que quelques milliers d'albums, quelques dizaines de milliers dans le meilleur des cas. Ce catalogue représente un faible pourcentage des millions d'albums disponibles. En raison de cette limite de surface et du coût qu'elle représente, ce disquaire ne doit mettre en rayon uniquement ce qu'il a une chance de vendre rapidement.
Pour le commerce en ligne, la surface de présentation est infinie et ne coute rien. La surface de stockage est beaucoup moins chère que dans le cas du commerce physique ; il s'agit d'entrepôts dans le cas de produits physiques et de disques durs dans le cas de produits dématérialisés (musique, films, etc.). Les e-commerçants peuvent ainsi proposer avec des modèles économiquement viable des catalogue beaucoup plus important que les commerçants physiques. A titre d'exemple, Amazon propose 3,7 millions d'ouvrage, contre 100 000 pour Borders, Rhapsody propose 1.5 millions de morceaux de musique en téléchargement contre 55 000 dans un Wall-Mart moyen.
Si on intéresse au chiffre d'affaire de Rhapsody, on remarque que 40% de son CA est réalisé sur des morceaux qui ne sont pas disponibles dans les commerces physiques. Ces morceaux de longue traîne qui sont vendus en très peu d'exemplaires, dans la mesure où ils sont très nombreux, peuvent donc représenter en cumulé une part importante du chiffre d'affaire.
La mise à disposition d'un catalogue comportant un nombre très important d'article peut cependant poser un problème : comment le client va t il trouver le produit qu'il cherche ?
Pour ce type de catalogue, le recours à des filtres est indispensable. Ces filtres vont permettre au clients de trouver dans des milliers ou des millions de références le produit qu'il lui faut. Ces filtres sont de plusieurs nature et peuvent ce combiner entre eux pour être plus pertinents :
- classement par catégorie
- filtre collaboratif (ceux qui ont acheté ce produit ont aussi acheté ...)
- moteur de recommandation en fonction des critères implicites et explicites
- liste des meilleurs ventes
- etc.
vendredi 12 octobre 2007
Ordre des colonnes dans une requête
Lorsque l'on construit une requête dynamique dans Coldfusion ou que l'on utilise une requête du style
Cette variable, comme son nom l'indique, contient la liste des colonnes classée par ordre alphabétique. Dans certains cas, il peut être nécessaire de récupérer les colonnes dans l'ordre défini dans la clause Select de la requête.
Une astuce trouvée sur le net permet de faire ça simplement :
Simple et efficace !
select * , la variable query_name.columnList permet de récupérer la liste des colonnes.Cette variable, comme son nom l'indique, contient la liste des colonnes classée par ordre alphabétique. Dans certains cas, il peut être nécessaire de récupérer les colonnes dans l'ordre défini dans la clause Select de la requête.
Une astuce trouvée sur le net permet de faire ça simplement :
ArrayToList(query_name.getColumnList())Simple et efficace !
mercredi 3 octobre 2007
Interview dans le Journal du Net
Le Journal du Net a interviewé 9 indépendants sur le thème "9 bonnes raisons de devenir développeur indépendant". Je faisais partie des 9.
Convention E-Commerce - Et les TPE dans tout ça ?
J’ai assisté à quelques conférences qui se déroulaient dans le cadre de la ‘4ème convention E-Commerce à Paris. Les sujets qui avaient plus particulièrement retenu mon attention portaient sur globalement sur :
* L’acquisition ou comment faire venir des visiteurs sur votre site web
* La transformation ou commentent transformer ces visiteurs en membres et ces membres en clients.
Les interventions, généralement d’une grande qualité, étaient la plupart du temps organisées autour d’un prestataire qui présentait, bien sur, sa société et ses services, mais aussi d’un témoignage de client. Nous avons pu ainsi découvrir certaines des problématiques de sites comme Meetic, Easy Voyages, Nespresso et d’autres grands comptes.
Une question revenait quasi systématiquement à l’issue des conférences : « Ces cas de gros sites sont très intéressants et nous permettent de mettre en perspective un certain nombre de concepts, mais pour des TPE, des sites en lancement avec des chiffres d’affaires qui ne se comptent pas –encore- en millions d’euros, comment et avec quels prestataires peut on appliquer ces principes d’acquisition et de transformation ? »
Il est certes possible pour n’importe quelle TPE d’acheter des mots clés sur Google, Yahoo ou MSN pou des budgets de quelques dizaines d’euros par mois mais avec quel retour sur investissement ? Poster des messages dans des forums ou sur des blogs peut également sembler à la portée de tout le monde mais est ce vraiment si simple et si efficace ? Les e-commerçants ne sont ils pas bannis d’office d’un certain nombre de forums ?
Rares sont les prestataires qui semblent s’intéresser à ce type d’annonceurs à petit voir très petit buget. Sur les 22 000 sites web de e-commerce que recsence l’Acsel, tous ne sont pas des Rue du Commerce, des 3 suisses ou autres Amazon. Les TPE sont en effet de plus en plus nombreuses dans l’univers du commerce en ligne. Il n’a jamais été aussi facile et bon marché de créer une petite boutique en ligne, E-bay, Priceminister, Power Boutique, et bien d’autres proposent des solutions pour quelques dizaines d’euros par mois.
Mais à quoi sert une boutique si personne ne sait qu’elle existe ? Avec le nombre croissant de boutique en ligne, il devient de plus en plus difficile de rencontrer sa clientèle. Avec une présence sur le net, il est vrai que le monde entier est à votre portée et peut vous voir …. Mais cela ne veut pas dire qu’il va vous voir ! Pour se faire connaître il faut soit du temps ou de l’argent et souvent les deux.
* L’acquisition ou comment faire venir des visiteurs sur votre site web
* La transformation ou commentent transformer ces visiteurs en membres et ces membres en clients.
Les interventions, généralement d’une grande qualité, étaient la plupart du temps organisées autour d’un prestataire qui présentait, bien sur, sa société et ses services, mais aussi d’un témoignage de client. Nous avons pu ainsi découvrir certaines des problématiques de sites comme Meetic, Easy Voyages, Nespresso et d’autres grands comptes.
Une question revenait quasi systématiquement à l’issue des conférences : « Ces cas de gros sites sont très intéressants et nous permettent de mettre en perspective un certain nombre de concepts, mais pour des TPE, des sites en lancement avec des chiffres d’affaires qui ne se comptent pas –encore- en millions d’euros, comment et avec quels prestataires peut on appliquer ces principes d’acquisition et de transformation ? »
Il est certes possible pour n’importe quelle TPE d’acheter des mots clés sur Google, Yahoo ou MSN pou des budgets de quelques dizaines d’euros par mois mais avec quel retour sur investissement ? Poster des messages dans des forums ou sur des blogs peut également sembler à la portée de tout le monde mais est ce vraiment si simple et si efficace ? Les e-commerçants ne sont ils pas bannis d’office d’un certain nombre de forums ?
Rares sont les prestataires qui semblent s’intéresser à ce type d’annonceurs à petit voir très petit buget. Sur les 22 000 sites web de e-commerce que recsence l’Acsel, tous ne sont pas des Rue du Commerce, des 3 suisses ou autres Amazon. Les TPE sont en effet de plus en plus nombreuses dans l’univers du commerce en ligne. Il n’a jamais été aussi facile et bon marché de créer une petite boutique en ligne, E-bay, Priceminister, Power Boutique, et bien d’autres proposent des solutions pour quelques dizaines d’euros par mois.
Mais à quoi sert une boutique si personne ne sait qu’elle existe ? Avec le nombre croissant de boutique en ligne, il devient de plus en plus difficile de rencontrer sa clientèle. Avec une présence sur le net, il est vrai que le monde entier est à votre portée et peut vous voir …. Mais cela ne veut pas dire qu’il va vous voir ! Pour se faire connaître il faut soit du temps ou de l’argent et souvent les deux.
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